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Cette pharmacie qui se trouve à Llardecans (la Plana - el Segrià), fut fondée en 1846 par Tomàs Piñol Llop. La date et le mortier sculptés sur la pierre centrale de l’arcade d’accès au bâtiment, témoignent de la date d’ouverture et sont également une référence documentée importante.
C’est à partir des années 80 que la pharmacie commença à susciter de l’intérêt, par-delà son usage scientifique et commercial. Le fait de s’être conservée dans le même état que lorsqu’elle fut bâtie et fondé, vers la moitié du XIXe siècle, lui donne une valeur ajoutée, fait que l’on constate lorsqu’on la retrouve citée dans différents guides touristiques régionaux, ainsi que dans diverses publications spécialisées dans le secteur pharmaceutique ou, encore, lorsqu’on voit le nombre de personnes qui la visitaient et écoutaient les explications du dernier pharmacien, Tomàs Piñol Visa.
Contrairement à d’autres pharmacies historiques qui ont conservé certains éléments anciens (comptoir et mobilier) ou quelques collections remarquables (pots et pièces en céramique, en verre etc.) dans la pharmacie Piñol il y a un ensemble complet et homogène extraordinaire qui permet de la citer comme la plus ancienne pharmacie de la Catalogne . Tout, de la distribution et la typologie du mobilier, les peintures murales et les ensembles de pièces en céramique et en verre ainsi que les objets pharmaceutiques, jusqu’à la magnifique bibliothèque pharmacologique qui se trouve sur place, est parfaitement rattaché et contextualisé car tout fait partie d’un ensemble d’éléments qui se sont configurés de génération en génération et non pas dans un but de collection dispersée.
En effet, ce qui donne une valeur patrimoniale importante à cet ensemble est précisément de pouvoir mettre dans le contexte et documenter parfaitement chacun des éléments qui le constituent, en partant de la pharmacie en elle même, et qu’elle ait été en activité depuis le XIXe siècle jusqu’à aujourd’hui. Il s’agit donc d’une collection de référence et qui se trouve, qui plus est, sur son lieu d’origine.
Dans ce sens, nous pouvons souligner les éléments suivants:
·La cohabitation de différentes époques et différents styles de mobilier En effet, détaché de son contexte original et pris individuellement, ce mobilier perdrait une grande partie de sa valeur patrimoniale. ·La céramique et les pots de pharmacie: qui datent de la première moitié du XIXe siècle et sur lesquels on peut lire en latin une inscription qui permet de savoir quel était le produit qu’ils contenaient, bien que dans une grande partie des pots sont encore en partie pleins. (bien qu’une grande partie des pots soit encore pleins). ·Toute aussi remarquable est la collection de bouteilles, pots et instruments en verre étiquetés avec le nom du produit qu’ils contiennent: teintures, extraits mous et autres produits divers. On retrouve aussi quelques pièces isolées (entonnoirs, matras, quelques flacons etc.) qui semblent dater des XVIIIe-XIXe siècles. ·Autres objets d’utilisation pharmaceutique: le grand mortier métallique et un mortier en pierre de taille assez grande, jeux de balances d’époques différentes, des tamis boîtes, outils de précision, etc. Tout ce matériel est une bonne référence pour comprendre le métier de pharmacien et, notamment, son évolution depuis le XIXe siècle. ·Les peintures murales à l’eau qui décorent le plafond, la porte et les murs de la pharmacie. ·La bibliothèque qui se trouve à l’intérieur même de la pharmacie, avec une grande variété de volumes représentatifs de la bibliographie scientifique, pharmacologique et culturelle des différentes étapes historiques par lesquelles est passée la pharmacie. En dehors des livres, il y a un grand nombre de documents familiaux qui font référence non seulement à la pharmacie, mais aussi à l’histoire de la famille.
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